Mon bilan sur le congé création d’entreprise à 2 mois

Deux mois déjà que je suis en congé création d’entreprise et que j’ai arrêté mon train-train bouchons-pointeuse-néant… En réalité, il faut enlever 2 semaines de vacances scolaires. Non, non, je ne cherche pas d’excuses pour dire que je n’ai pas avancé comme prévu… Pour la première fois de ma vie, j’ai trouvé les vacances scolaires longues ! Incroyable ! Certes j’étais heureuse d’être avec mes enfants, et en même temps j’étais impatiente d’être avec moi-même et mon projet, ou plutôt mes projets.

En fait, mon projet de création d’entreprise est le noyau central de plusieurs projets de vie dans des domaines variés. Alors parfois, je me dis que je m’égare et qu’au moment du bilan, à savoir dans 10 mois, je risque de devoir reprendre mon ancien job si je me disperse ainsi. Et puis finalement, non, je persiste, en toute conscience !

L’objectif de la démarche est de mieux vivre, de me faire une vie sur mesure, donc il faut commencer dès maintenant ! Vérifier que c’est bien ce qui me convient, adapter si nécessaire, explorer de nouveaux horizons… Bref, je me cherche et je découvre tous les jours que oui, décidément, il y a d’autres façons de faire pour pas mal de choses. Petit à petit, je me retrouve et j’aborde la vie avec le sourire.

Alors, qu’ai-je fait de ces dernières semaines ?

Mes rituels mis en place en début de congé création d’entreprise

Dès le début, j’ai eu envie de mettre en place un rituel pour bien commencer mes journées. Mes recherches m’ont amenée à essayer plusieurs choses au niveau alimentaire, activité physique et méditation tout au long de la journée.

Aujourd’hui il est trop tôt pour dire que ce qui est acquis ou non. Pendant longtemps, en développement personnel on parlait des 21 jours nécessaires au cerveau pour s’approprier une nouvelle habitude. Une étude menée par l’University College London démontre qu’en fait il faut en moyenne 66 jours pour acquérir une nouvelle habitude. Selon la difficulté du changement opéré cela pourra donc prendre plus ou moins 66 jours.

Voici ce qu’il m’est aujourd’hui facile de faire (même si je ne le fais pas forcément tous les jours pour encore) :

Rituel santé, l'eau citronnée

Rituel santé, l’eau citronnée

  • L’eau citronnée à température ambiante prise au réveil. Le plus difficile ici est d’avoir toujours des citrons ! C’est plutôt une histoire d’organisation des courses ou peut être de stockage des citrons (je viens de commencer à les mettre dans des bocaux d’eau pour prolonger leur conservation, je n’ai pas encore le recul nécessaire pour savoir si ça fonctionne;)).
  • Acheter des produits bio. Alors là, je tâtonne ! Depuis longtemps déjà j’ai ce réflexe pour des produits de base (huile, farine…). Aujourd’hui, je cherche à élargir le panel tout en privilégiant les produits locaux et de saison. J’avoue je m’y perds parfois et je souhaite ne pas y passer trop de temps même si c’est important pour moi. C’est en lien direct avec mon projet de création d’activité, l’idée étant surtout de faciliter l’accès aux produits locaux pour tous.
  • Vérifier le nombre d’ingrédients présents dans les produits transformés que j’achète. L’idéal serait de respecter la règle des 5 maxi, sinon ce sont des produits ultra-transformés. Bio ou non, les produits ultra-transformés ne sont pas « bons pour la santé ». Avec 3 enfants, dont 2 ados, la démarche est délicate…Pour l’instant je prends conscience de ce qu’il y a réellement dans les produits que j’ai l’habitude d’acheter. C’est sans doute la partie la plus simple, même si certaines découvertes sont très inconfortables…
  • M’extasier de la couleur du ciel, prendre le temps de regarder les oiseaux s’affairer ; d’observer les fleurs, les fruits et les légumes pousser ; vivre les saisons
  • Être au minimum une heure dehors « au grand air » tous les jours (une demie heure de marche rapide, une promenade avec ma petite dernière, un peu de jardinage …). La pluie et le vent sont mes pires ennemis 😉
  • Pratiquer la méditation active en cours de Qi Gong

Tout ce qui touche à la nourriture, à la nature et au corps m’aide à être dans la pleine conscience au quotidien et dans la joie et la gratitude. Ainsi ancrée et alignée avec mes valeurs, je me sens plus forte et confiante et je laisse moins les éléments extérieurs agir sur moi. Je prends la responsabilité de ce que je vis et de mes actions.

Et voici ce qui est moins simple à mettre en place pour moi :

  • L’éveil musculaire du matin. A chaque fois que je prends le temps de déverrouiller mon corps au réveil et de faire un peu de cardio, je ressens un bien-être immédiat et j’ai aussitôt le sourire. Ce qui est difficile ici, c’est surtout d’abandonner mes anciennes habitudes qui me poussent à profiter du calme de la maisonnée (je suis la plus matinale) en lisant par exemple.
  • La méditation seule. Je prends trop rarement ce temps pour moi alors qu’il m’est très bénéfique. Je crois que je n’ai pas trouvé l’endroit idéal chez moi pour pratiquer.
  • Accepter de ne pas être au top tout le temps et être bienveillante envers moi-même. Quand je reporte plusieurs fois la même tâche dans ma grille d’Eisenhower, c’est très inconfortable, mais je suis consciente que c’est en pratiquant que je vais m’approprier l’outil ! Pour en savoir plus sur la grille d’Eisenhower, je vous invite à consulter mon article sur la gestion du temps en cliquant ici.
  • Connaître mes besoins réels pour les satisfaire au mieux.
  • Désencombrer la maison et me faire un vrai endroit pour travailler.
  • Arrêter le grignotage entre les repas
  • Borner les temps de travail et de famille. Me déclarer indisponible pour mes enfants alors que je suis à la maison, certes pour travailler, est délicat pour moi…

Je pourrais encore en dire long, mais j’ai là suffisamment de points qui me démontrent que je progresse et de perspectives d’amélioration pour les semaines à venir…

Le bureau qu'il me faut pour ma création d'entreprise

Le bureau qu’il me faut pour ma création d’entreprise

Mon projet de création d’activité

Je crois que lorsque j’ai réalisé que je ne porterai plus d’enfant, mon besoin de continuer à créer a tranquillement cheminé de mon ventre vers ma tête. Mon projet de création d’activité, c’est mon nouveau bébé !

Les 9 à 12 mois de préparation généralement annoncés pour la création d’une entreprise me semblaient énormes… Ok, quand on a besoin de se former ; de trouver un local ou/et des financements… ça prend du temps. Aujourd’hui plus j’avance dans mon projet, plus je me rends compte du travail et du temps nécessaires.

Avant de quitter mon emploi, convaincue qu’il est primordial de se faire accompagner, j’ai amorcé certaines démarches, qui se concrétisent aujourd’hui par la formation pour passer de l’idée de création au projet de création par exemple. Salariée depuis 20 ans, je suis consciente de ne pas être en mesure d’appréhender toutes les facettes de la création en un seul RDV d’accompagnement.

Alors oui, s’il était question de juger mon début de parcours (mais il n’en est pas question, n’est-ce pas ?), on pourrait dire que j’en fais peut être trop et que je prends mon temps. Ce qui est certain, c’est que je réponds à ce que je comprends de mes besoins. Ce qui est positif, c’est que la seule démarche de me positionner en « porteuse de projet » me plaît. L’aboutissement du projet (l’immatriculation de l’entreprise, l’acquisition de clients, la rentrée de chiffre d’affaire, la rentabilité…) n’est pas mon seul objectif. Je veux que la mise en place du projet m’apporte de la satisfaction au quotidien et pour l’instant ça fonctionne plutôt bien 😉

Voici les démarches réalisées ou en cours de réalisation :

  • S’inscrire à Pôle Emploi. Se faire identifier par Pôle Emploi comme porteur de projet, c’est :
    • avoir accès à un accompagnement
    • recevoir des informations sur ce qui se passe autour de chez nous en lien avec la création d’entreprise (par exemple, les réunions d’information des organismes de micro-crédit, des coopératives d’activités et d’emploi…)
    • avoir le document « Attestation Loi De Finances » demandé pour certaines formations ou adhésion à des réseaux professionnels
    • pouvoir faire une immersion professionnelle en entreprise pour découvrir le métier ou le secteur dans lequel on veut créer par une Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel (pour en savoir plus, voici le document explicatif à télécharger sur le site de Pole Emploi : PMSMP )
    • un accès gratuit à des formations en ligne sur OpenClassrooms
  • Faire un bilan de compétences. Pour les salariés, différents organismes permettent de le financer selon le secteur d’activité de l’entreprise. J’ai bénéficié d’une prise en charge par le FONGECIF, je vous invite à consulter leur site si vous souhaitez en savoir plus sur le bilan de compétences.
  • Se créer un réseau professionnel. Rien de tel que les clubs de créateurs ou d’entrepreneurs pour commencer au plus tôt à évoluer dans le milieu de la création d’entreprise. Je me suis inscrite à Femmes de Bretagne et à Entreprendre Au Féminin Bretagne qui proposent des formations et ateliers qui nous permettent de nous développer personnellement et professionnellement.
  • Aller sur des salons professionnels. Le salon « Entreprendre dans l’Ouest » par exemple, propose de nombreux ateliers en lien avec la création et la reprise d’entreprise. Toutes les structures d’accompagnement y participent, c’est l’occasion de les rencontrer pour ensuite mieux choisir celle qui nous convient.
  • S’inscrire à la BGE (Boutique de Gestion). Un premier diagnostic du projet financé par le FSE (Fonds Social Européen) se fait sur un RDV individuel avec un conseiller. Des ateliers gratuits ou payants sont également disponibles sur le Business Model CANVAS, l’Etude de Marché, la Vente…. Des accompagnements personnalisés sont accessibles en fonction de la situation de chacun pour établir notre « Bilan de Compétences Entrepreneurial », le « Business Plan »…
  • Consulter le site de l’AFE (Agence France Entrepreneur) qui regorge d’informations pratiques
  • Se former par les MOOC (Massive Open Online Course). Être entrepreneur suppose une veille sur son secteur d’activité mais également une connaissance des domaines d’activité de ses propres clients pour pouvoir répondre au mieux à leurs besoins. J’aime beaucoup FUN MOOC et les MOOCs du COLIBRI.
  • Faire une formation à la création d’entreprise (CCI, BGE, CMA, EAFB…)

Toutes ces démarches aident à la création d’entreprise, la liste n’est pas exhaustive, à chacun d’y prendre ce qu’il souhaite, sachant que le minimum est d’être en phase avec la législation !

Mes actions à venir :

  • La formation à laquelle je participe actuellement pour passer de l’idée au projet de création d’entreprise me déstabilise régulièrement. Je me questionne souvent sur le choix de mon projet. J’essaie de ne pas tomber dans la pensée binaire : « Tout coule de source, c’est donc le projet qui me convient » ou « Je me pose des questions, ce n’est donc pas le bon projet pour moi ». Un peu d’introspection m’aidera peut être à comprendre mes besoins réels et à négocier des adaptations avec moi-même ?
  • J’ai identifié une source de dysfonctionnement récurrent que je percevais depuis des années sans avoir jamais pris le temps de noter clairement « mes jours avec et mes jours sans ». J’ai toujours détesté les remarques déplacées du style « t’as tes règles ou quoi ? » quand mon entourage ne me jugeait pas assez complaisante. Aujourd’hui, je suis à même d’accepter l’influence de mon cycle hormonal sur ma vie, reste à comprendre et mieux appréhender le sujet pour mieux le vivre. C’est d’autant plus important pour moi que j’ai mis au monde 2 filles…
  • Le Business Plan de mon projet d’activité, accompagnée par la BGE

Partage d’expériences

Je suis curieuse de connaître vos expériences liées au congé création d’entreprise, si vous souhaitez partager votre parcours ou simplement réagir à cet article, je vous invite à le faire dans les commentaires ci-dessous. Merci !

 

 

 

 

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