Comment donner du sens à sa vie et s’accomplir : se fixer des objectifs et les réaliser ­| Psychologie positive

Pour la Maman en quête d’équilibre que je suis, donner du sens à sa vie est juste un besoin quotidien ! Aujourd’hui je suis capable de le reconnaître, mais ça n’a pas toujours été le cas… Il y a des moments dans la vie où nous nous mettons en pilote automatique et c’est alors plus la force de l’habitude ou de la nécessité qui nous guide.

Dans mon article précédent pour être heureux et épanoui, nous avons évalué notre bonheur et notre bien-être et ciblé les domaines importants de notre vie. Maintenant, nous allons travailler sur les deux piliers du bien-être que sont le sens de la vie et l’accomplissement.

Le but est de définir des objectifs de vie précis et importants pour nous, en accord avec nos valeurs. Ensuite, nous pourrons mettre en place un plan d’actions pour réaliser ces objectifs.

Pour l’instant c’est mon module coup de cœur dans cette formation sur la psychologie positive ♥♥♥. Jusque là j’ai pris en main des outils et je les ai appliqués dans mon quotidien, ce qui contribue à mon « amélioration continue ». Avec ce module, j’ai la sensation d’être passée à un niveau supérieur, clairement axé sur le développement de mon équilibre et donc de mon bonheur d’aujourd’hui et de demain.

Le sens de la vie

Dans notre recherche du bonheur, nous nous posons des questions cruciales sur le sens de la vie. Par exemple : « Qu’est-ce qui est le plus important pour moi dans la vie ? », «Qu’est-ce qui fait que ma vie vaut la peine d’être vécue ? »…

Nous nous posons ces questions car nous avons besoin de trouver un sens à notre existence. Nous avons chacun notre propre définition du sens de la vie. Cependant, les recherches en psychologie ont démontré que nous donnons du sens à nos vies essentiellement au travers des 3 dimensions suivantes :

  • La dimension affective et relationnelle : l’amour, l’amitié et les relations parents-enfants ;
  • La dimension cognitive : les pensées, les valeurs, les choix philosophiques, l’appréciation de l’art… ;
  • La dimension comportementale : l’engagement dans une activité (professionnelle ou non).

Chacun donne donc du sens à sa vie au travers de son cœur, de son esprit et de ses actions. Regardons de plus près chaque dimension pour mieux connaître notre propre perception du sens de la vie.

La dimension affective et relationnelle

Des chercheurs en psychologie se sont penchés sur les différents aspects de l’existence. Ces recherches mettent en évidence que, quel que soit notre âge, les relations humaines arrivent en tête du palmarès du bonheur.

En effet, les personnes qui ont des relations sociales positives trouvent leur vie plus satisfaisante et supportent mieux les moments difficiles de la vie. La dimension affective et relationnelle du sens de la vie est un véritable moteur pour être heureux ou simplement pour mieux vivre.

Lorsque mon fils a été hospitalisé, il m’a été extrêmement difficile de prévenir nos proches. Ma douleur était si intense que j’étais incapable d’écouter celle des grands-mères par exemple. Mon premier réflexe a été de les tenir informées tout en les gardant à distance.

Je croyais que voir l’inquiétude et la douleur dans les yeux de ma mère me rendrait les choses encore plus insupportables. Et puis j’ai compris que tout ce contrôle que j’avais jusque là exercé sur moi-même et sur ma vie n’avait plus lieu d’être. Face aux difficultés de la vie, la moindre petite attention nous permet de tenir debout puis de continuer à avancer.

Développer des relations positives autour de nous est fondamental pour notre épanouissement qu’il s’agisse de partager notre bonheur ou nos difficultés.

La dimension cognitive

Nos convictions intimes les plus profondes, autrement dit nos valeurs personnelles sont une sorte de boussole interne qui nous donne des repères pour prendre les bonnes décisions et atteindre nos objectifs.

Quand nous agissons en accord avec nos valeurs, nous sommes confiants et capables de gérer notre stress quotidien. En période de difficultés, si nous ne connaissons pas nos valeurs personnelles, la peur, l’anxiété et le doute prennent le dessus et deviennent nos seuls guides.

Il est donc essentiel de connaître nos valeurs personnelles très clairement. Parfois nous intégrons des valeurs qui nous sont dictées par notre éducation, par la société, par notre employeur ou encore par notre partenaire… Contrairement à nos valeurs personnelles, celles qui nous sont transmises ne nous apportent pas réellement de satisfaction.

L’exemple le plus flagrant est pour moi la valeur travail. Elle nous est souvent transmise par nos parents, puis par l’école qui formate de bons petits soldats qui s’inséreront dans la société par leur capacité à travailler. Et pour ceux qui n’ont pas de travail alors qu’ils en ont l’âge, les voilà relégués aux rangs des chômeurs, des sans emploi…

La course à l’emploi (pour le trouver ou le garder) fait perdre à beaucoup d’entre nous leur énergie, leurs envies (y compris de vivre parfois), leurs désirs de vivre heureux et de s’épanouir. La valeur travail vient d’une nécessité à « gagner sa vie », avec parfois le sentiment de « perdre sa vie à la gagner » 😉.

Faut-il attendre un changement de société pour que chacun puisse recevoir l’argent dont il a besoin pour vivre en échange de son art ou de la mise en œuvre de ses talents ?

La psychologie positive nous met sur la voie de l’accomplissement en tenant compte de nos valeurs personnelles. En prenant soin de notre bonheur et de notre bien-être, nous impactons le quotidien de nos enfants. Nous devenons des modèles et sommes à même d’accompagner nos enfants vers leur propre épanouissement.

La dimension comportementale

S’engager dans l’action permet de donner du sens à sa vie. L’activité professionnelle est une source importante de sens pour de nombreuses personnes.

Pour beaucoup d’entre nous, un travail qui a du sens est une activité productive qui mène à quelque chose. C’est une activité intéressante qui nous apporte du plaisir, nous fait nous sentir utile, et aussi qui profite aux autres et leur permet de développer leur potentiel.

Il n’est pas nécessaire d’être médecin et de sauver des vies ou de soigner des malades au quotidien pour avoir une activité porteuse de sens. Produire ou transformer des aliments permet de nourrir la population ; réparer ou contrôler les véhicules permet d’assurer la sécurité des conducteurs et de leurs passagers sur les routes ; toutes les activités du bâtiment apportent un abri et du confort aux familles…

Et si finalement ces tâches qui nous paraissent rébarbatives avaient du sens ? Si ce n’est pas évident à première vue, comment pouvons-nous les réaliser de manière différente pour les rendre plus intéressantes ? Mettre de la créativité dans notre travail et tester de nouvelles façons de faire sont des pistes à suivre pour tirer plus de satisfaction de nos actions.

L’accomplissement

Laccomplissement personnel est tout en haut de la pyramide des besoins, concept inventé par le psychologue américain Abraham Maslow. Selon lui, nous avons besoin de bases solides pour pouvoir nous accomplir. Ce n’est que lorsque les besoins d’un niveau sont satisfaits que nous pouvons accéder à l’étape supérieure.

La satisfaction de nos besoins physiologiques passe par l’accès à l’oxygène, à l’eau, à la nourriture, au sommeil, à la reproduction… C’est le minimum vital, la survie n’est assurée que si ces besoins sont satisfaits.

Pour garantir notre survie, nous avons ensuite besoin de sécurité. Un environnement stable et prévisible nous permet de nous sentir en sécurité et en confiance. Cela passe par l’accès à la propriété et à un emploi stable par exemple.

Viennent ensuite le besoin d’appartenance, le besoin de reconnaissance ou d’estime, et enfin le besoin de réalisation de soi ou d’accomplissement.

Le modèle de la pyramide de Maslow est discuté sur le fait que l’accès au niveau supérieur n’est réalisable qu’à condition que les besoins du niveau inférieur soient satisfaits. En effet, selon les individus et les circonstances, les besoins de niveaux différents peuvent être simultanés.

Selon A. Maslow, nous pouvons atteindre notre accomplissement personnel en identifiant le sens ultime de notre vie et en faisant des efforts pour y parvenir. Dans ce sens, l’accomplissement est une succession d’étapes telles que :

  • Se connecter à soi-même ;
  • Vivre en suivant ses valeurs ;
  • Se fixer des objectifs ;
  • Réaliser ses objectifs en suivant ses valeurs.

Je vous propose d’aller tout de suite regarder de plus près nos objectifs.

Se fixer des objectifs pour être heureux

Pourquoi se fixer des objectifs a un impact positif sur notre vie ? Voici quelques éléments de réponses :

  • Avoir un but donne l’impression de contrôler son existence ;
  • Se fixer des objectifs renforce l’estime de soi ce qui permet de se sentir plus efficace et plus confiant ;
  • Poursuivre un objectif donne une structure et un sens à la vie ;
  • Se donner des objectifs pousse à s’organiser et à prioriser ses actions ;
  • Les objectifs aident à surmonter les crises ;
  • Avoir un but oblige à interagir avec les autres.

Il est donc important de se fixer des buts pour prendre sa vie en main. Se fixer des objectifs permet de s’accomplir, de donner du sens à sa vie et de s’épanouir.

A l’inverse, une existence sans objectifs précis est caractérisée par le laisser-aller et le laisser-vivre. Sans objectifs, nous prenons les choses comme elles viennent. Poussés par des vents parfois contraires nous nous dispersons et agissons sans but ni efficacité.

Alors que définir des objectifs en accord avec nos valeurs nous pousse à passer à l’action. Agir permet de prendre le contrôle de notre vie au lieu de la subir guidé par notre environnement extérieur.

Se fixer des objectifs c’est choisir et non subir !

Comment définir un objectif ?

Tout d’abord l’objectif fixé doit correspondre à nos valeurs personnelles. Il est également important de prendre conscience de ce qui nous motive à réaliser cet objectif et de savoir pourquoi cela compte pour nous. Pour nous aider à définir des objectifs réalisables et réalistes, Peter Drucker a mis en place la méthode SMART. Voici les conditions pour qu’un objectif soit réaliste et réalisable :

  • S comme SPÉCIFIQUE : Pour qu’un objectif soit spécifique, il doit être le plus précis possible. Par exemple, si mon objectif est de manger des tomates de mon potager cet été, quelles sont les actions à réaliser ? De quoi ai-je besoin pour préparer le terrain, pour semer et planter, pour assurer le bon développement des plants jusqu’à la cueillette ? Combien de temps je vais consacrer à cet objectif chaque semaine ?
  • M comme MESURABLE : Pour qu’un objectif soit mesurable, il faut pouvoir mesurer si le résultat est atteint. Facile pour les tomates me direz-vous ! Oui, l’objectif final sera atteint quand je croquerai dans ma première tomate 😉. Mais avant cela, je vais pouvoir mesurer plusieurs sous-objectifs : la terre est prête, les semis sont réalisés, les plants sont en place, le système d’arrosage est optimisé…
  • A comme ACCESSIBLE : L’objectif doit être accessible pour ne pas perdre en motivation et pouvoir le réaliser étape après étape. Par exemple : j’habite en Bretagne, je n’ai pas de serre et je veux manger mes premières tomates du potager au mois de Mai. Fin Avril je risque d’être découragée alors que tout est en place pour qu’en Juillet je puisse profiter de mes tomates.
  • R comme REALISTE : L’objectif est réaliste quand il est réalisable petit à petit en persévérant et en prenant le temps. Les tomates fin Juillet par exemple…
  • T comme TEMPS : Il est primordial de fixer des dates pour réaliser nos objectifs, sinon nous avons tendance à laisser traîner les choses voire même à ne pas passer à l’action. Difficile alors d’aller au bout de son objectif ! Pour les tomates, il est clair que les choses doivent être faites dans les temps et en fonction des saisons !

Conseil : Faisons passer nos objectifs au filtre du tamis SMART pour partir sur de bonnes bases !

Sens de la vie et accomplissement en psychologie positive : se fixer des objectifs et les réaliser

Sens de la vie et accomplissement en psychologie positive : se fixer des objectifs et les réaliser

Dernière chose avant de passer à l’exercice pour définir nos objectifs : les objectifs peuvent être de l’ordre de la performance ou/et de l’apprentissage. Autrement dit, nous nous efforçons d’acquérir des compétences dans une activité pour obtenir des jugements favorables d’autres personnes (et écarter les jugements négatifs) ou simplement pour améliorer nos connaissances dans ce domaine.

“La liste d’envies” ou comment choisir ses objectifs ?

Vous avez envie d’avancer sur le chemin du bonheur, du bien-être et de l’épanouissement en vous fixant des objectifs ? Alors suivez le guide…

Je trouve cet exercice excellent, certes il prend du temps, prévoyez minimum 30 minutes (j’y ai passé plus d’une heure). Mais quelle satisfaction d’avoir une feuille de route après avoir travaillé sur soi !

Voici les étapes à suivre :

  • Prenez une feuille A4 dans le sens paysage et tracez 4 colonnes ou imprimez le tableau que je vous ai préparé ici : Liste de mes envies ;
  • Dans la première colonne (à gauche), notez tout ce que vous avez envie de faire dans votre vie, sans aucune restriction ! Enfin si, limitez-vous à 50 idées pour cette fois ;). Cette question peut vous aider : “Qu’est-ce que je veux absolument faire avant de mourir ?” ;
  • Dans la deuxième colonne, priorisez vos envies de 1 à X en allant de l’idée qui vous fait le plus envie à celle qui vous semble la moins intéressante ;
  • Dans la troisième colonne, classez vos idées de celle qui vous semble la plus réalisable à celle qui vous paraît la moins faisable (toujours de 1 à X) ;
  • Dans la dernière colonne, faites le total des colonnes 2 et 3 ;
  • Prenez les 5 premières idées (les 5 scores les moins élevés), elles correspondent aux idées qui vous font le plus envie et qui vous semblent réalisables ;
  • Pour chacune de ces 5 envies, prenez une nouvelle feuille et détaillez-les au maximum, puis engagez-vous à les réaliser dans un temps imparti ;
  • Pour chaque envie-objectif, identifiez ce que vous devez faire pour la concrétiser (actions, sous-objectifs…) ;
  • Relisez votre liste toutes les semaines, rayez les envies accomplies, définissez de nouvelles envies… Intégrez ces envies dans votre quotidien !

Et vous, où en êtes-vous de vos envies ?

Si le thème des objectifs vous interpelle, je vous propose de lire aussi mon article “Tenez vos bonnes résolutions“.

Je vous invite à réagir et à partager vos envies-objectifs dans les commentaires ci-dessous. Gardez en tête que votre objectif est la réalisation de vos objectifs 😉 !

Merci ♥♥♥

 

 

 

 

 

 

 

 

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