Trouver mon Ikigaï : ce que j’aime faire

Mon précédent article sur l’Ikigaï vous a intéressée mais le passage à l’écrit est difficile 🤔? C’est tout à fait normal, le processus est assez simple à comprendre, mais sans aide, il peut être long à faire aboutir ! Voilà pourquoi je vous propose ce nouvel article pour engager la démarche étape par étape. Nous allons donc remplir ensemble la première partie du schéma, à savoir « Trouver mon Ikigaï – ce que j’aime faire ».

Si vous n’avez pas lu le premier article au sujet de l’Ikigaï, je vous invite à le lire avant de continuer en cliquant ici. L’article “Comment trouver son Ikigaï, sa raison de vivre ?” donne en effet une vue d’ensemble de la méthode japonaise de l’Ikigaï. Vous y trouverez les 4 questions essentielles à vous poser pour remplir votre Ikigaï.

Mais commençons par la première question de l’Ikigaï : qu’est-ce que j’aime faire ? Plusieurs possibilités existent pour trouver ce que nous aimons faire quand la réponse n’est pas une évidence. Je vous propose dans cet article d’explorer votre passé et votre présent mais aussi de découvrir ce qui vous donne de l’énergie pour obtenir une large palette de ce que vous aimez faire. Avant d’aller dans le vif du sujet, parlons de l’état d’esprit requis pour remplir cette première partie de l’Ikigaï.

État d’esprit requis pour remplir la partie de l’Ikigaï : ce que j’aime faire

 

Aussi étrange que cela puisse paraître, dans un premier temps il est important de répondre sans réfléchir…Et de noter aussitôt la première idée ou image qui nous vient en tête ✏️. Pour l’instant, écartons notre mental, notre côté rationnel. La réflexion se fera dans un second temps après avoir laissé naturellement jaillir les idées pour chaque axe de l’Ikigaï.

La rubrique de l’Ikigaï : « ce que j’aime faire » regroupe nos goûts, nos passions, nos centres d’intérêt. Le mot « passion » en lui-même peut sembler effrayant pour celles qui estiment ne pas en avoir. Ce terme a en effet une connotation forte. Et pour avoir vécu plus de 20 ans avec un passionné de musique, j’ai souvent eu l’impression qu’une passion était dangereuse 🚩!

Oui, dangereuse quand elle fait oublier tout ce que la vie nous apporte. Quand la passion amène à négliger sa propre famille, quand elle tourne à l’obsession ou à l’échappatoire. Et notre cerveau qui fait sans cesse des liens, a vite fait d’associer « passionné » à « égoïste ». Cela ne va pas nous aider à trouver nos passions, car en aucun cas nous ne voulons être égoïste, n’est-ce pas ? Voilà un exemple de fonctionnement qui ne nous rend absolument pas service pour trouver notre Ikigaï !

Pour éviter que notre cerveau ne nous joue des tours avec ses croyances et ses biais, nous avons besoin de calme et de disponibilité pour commencer notre introspection. L’idéal est d’adopter la posture d’un observateur neutre pour répondre aux questions. Cela évite d’y mettre trop d’enjeux et par la même occasion de nous mettre en position de stress avec des objectifs de résultats à atteindre !

Trouver ce que j’aime faire en explorant le passé et le présent

 

Est-ce cette source de danger potentielle au regard de la passion, identifiée par la religion ou la société en générale, qui nous incite à nous détourner de nos passions d’enfant en devenant adultes ? Car les enfants n’ont pas de mal à dire ce qu’ils aiment faire, ni à passer leur journée absorbés par leurs passions du moment. Alors il y a fort à parier que si nous nous remémorons notre enfance, nos passions dormantes vont refaire surface !

Mais pour passer outre les blocages induits par notre éducation ou notre histoire, partons du principe que la passion est un centre d’intérêt qui nous anime particulièrement, qui nous fait vibrer. Pour vous aider à les trouver, je vous propose de vous poser 2 questions essentielles :

 

  • Quelles étaient mes joies d’enfant ? Moi j’adorais manger des petits pois crus et des framboises dans le potager (c’est toujours le cas). Mais aussi ramasser des noisettes et des châtaignes, découvrir des trucs nouveaux et chouettes, marcher pieds nus dans le ruisseau, écouter de la musique et danser, rigoler avec les copines, me cacher pour observer les animaux et les gens vivre, explorer la campagne, prendre des photos, aller à la mer, faire du vélo… Bref découvrir la vie, le monde au travers de mes 5 sens !
Ikigaï : ce que j'aime faire - Explorer mes joies d'enfant

Ikigaï : ce que j’aime faire – Explorer mes joies d’enfant

  • Quels aspects de ma vie me font me sentir vivante ? Je me sens super vivante quand je participe à des ateliers qui me permettent de rencontrer de nouvelles personnes ; d’échanger avec des femmes qui ont les mêmes préoccupations que moi ; de découvrir de nouvelles approches de la connaissance de soi, des autres, du monde ; d’apprendre ; de comprendre qui je suis, comment je fonctionne… Je me sens aussi vivante quand je suis dehors, dans la nature de préférence ; lorsque je suis active (à pied, à vélo, en grattant la terre…) ; quand j’explore des endroits inconnus ou même connus ; quand je prends le temps d’apprécier le paysage, le soleil, l’air frais, la discussion, le repas… J’adore le longe-côte, idéalement en début de matinée et hors saison (quand la mer m’appartient !). La sensation quand je mets les pieds dans la Manche à 9H en Avril, quand je prends le temps d’arpenter la plage en avançant à chaque fois un peu plus dans la mer et que je finis par courir le corps immergé et léger…
Ikigaï : ce que j'aime faire me fait me sentir vivante

Ikigaï : ce que j’aime faire me fait me sentir vivante

En écrivant ces dernières lignes, sans même m’en rendre compte, je me suis progressivement éloignée de mon mental pour aller plus dans les ressentis corporels 🛀. C’est d’ailleurs ce que je me suis d’emblée autorisée en parlant de mes joies d’enfant !

 

En regardant de plus près, je remarque aussi qu’il s’agit de moments ancrés dans l’instant présent, dans la joie du quotidien. Rien de bien extraordinaire en fait. Jeune adulte, j’associais la découverte et l’aventure au voyage. Même si voyager me tient toujours à cœur, je pense que c’est surtout ce que m’apporte le voyage que je recherche : la nouveauté, la découverte, les rencontres… Et cette curiosité peut être assouvie quel que soit l’endroit où je me trouve. Quand nous partions en vacances en famille à vélo, l’aventure commençait dès le premier coup de pédale !

Trouver ce qui me donne de l’énergie

 

Ikigaï : ce que j'aime faire me donne de l'énergie

Ikigaï : ce que j’aime faire me donne de l’énergie

Se poser la question de l’« Ikigaï : ce que j’aime faire » en termes d’énergie est un indicateur précieux pour identifier ce que nous aimons vraiment faire. Peut-on considérer que nous aimons faire une activité qui nous pompe de l’énergie ?  Si ça nous prend de l’énergie, finalement c’est quelque chose que nous n’aimons pas tant que ça, non ?

En revanche, il est intéressant de se demander ce vers quoi nous nous tournons pour nous rebooster 🌞 quand nous sommes fatiguées. L’idée ici est de se référer à des cas concrets, à du vécu. C’est ce que je vous propose d’explorer maintenant au travers de 5 axes de recherche :

 

  1. Quelles sont les activités qui me donnent de l’énergie, qui me ressourcent ? Nous sommes ici dans le faire, dans les verbes d’action. Rien de tel que de me promener au grand air, d’écouter de la musique en dansant, de lire ou d’écrire pour moi !
  2. Quelles sont les expériences qui me donnent de l’énergie ? Nous sommes plutôt dans l’être, dans le ressenti pour identifier les dernières expériences que nous avons aimé vivre, dans lesquelles nous nous sommes senties bien. Ma routine matinale de quelques minutes en extérieur me fait me sentir reconnaissante et enjouée pour démarrer ma journée. Pour en savoir plus, je vous propose de lire mon article “Ma découverte du Qi Gong… entre prise de conscience et lâcher-prise” en cliquant ici. De la même façon quand je reste immobile à l’air frais les yeux fermés je me sens reboostée 🌞. 10 minutes suffisent, les mains ouvertes, debout, assise ou allongée dans la chaise longue !
  3. Quels sont les sujets qui me donnent de l’énergie ? Il s’agit des thèmes sur lesquels nous aimons travailler. Des secteurs ou des disciplines qui nous enthousiasment, que nous avons envie d’approfondir. Depuis plusieurs années déjà, c’est le domaine du développement personnel et collectif qui me happe pendant des heures et que je n’ai de cesse d’explorer.
  4. Quelles sont les personnes qui me donnent de l’énergie ? Que ce soit dans le travail ou dans la vie sociale, avec quelles personnes j’apprécie d’être ? J’adore partager des moments de détente ou de labeur avec des personnes qui ont envie de s’améliorer, d’évoluer, de faire des efforts pour ce en quoi elles croient. Leurs réussites me boostent, je partage leurs interrogations, j’apprends de leurs difficultés. Je pense que ces personnes sont à la recherche de leur Ikigaï ! Et peu importe depuis combien de temps, elles persévèrent 🙃 !
  5. Quel type d’environnement me donne de l’énergie ? J’ai besoin de calme, d’une ambiance détendue pour travailler, d’avoir de l’espace aussi (ne me mettez pas dans un open space 😭 !!). Et j’aime aussi les situations de challenge quand je suis bien préparée et qu’elles sont courtes ! De ce côté-là, le métier de prof marque quelques points (pour le challenge) !

Toutes ces questions sont orientées vers notre vie passée ou présente car c’est dans nos expériences, dans notre vécu que nous allons trouver les réponses à la question de l’Ikigaï : qu’est-ce que j’aime faire ?  L’idée est maintenant de vérifier par la pratique et par l’action dès aujourd’hui que tout ce que nous avons noté sur papier est bien ce que nous aimons faire dans la vraie vie ! Autrement dit, utilisons ce que nous venons d’identifier pour mettre plus de joie dans notre quotidien !

Partagez ce que vous aimez faire !

 

En rédigeant cet article, je me suis prêtée au jeu et j’ai partagé mes réponses sans aucun filtre. C’est ce que je vous propose de faire maintenant en laissant un commentaire ci-dessous !

 

Merci ! ♥♥♥

 

Crédits photo : Unsplash

 

 

 

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